Lorsqu'une pratique de jeu devient difficile à contrôler, l'interdiction volontaire de jeux est un dispositif officiel permettant de se protéger en limitant l'accès à plusieurs formes de jeux d'argent.
1. Qu'est-ce que l'interdiction volontaire de jeux ?
C'est une démarche personnelle permettant à un joueur de demander son inscription au fichier des personnes interdites de jeux afin de restreindre son accès aux offres concernées.
2. À qui s'adresse-t-elle ?
À une personne qui souhaite se protéger de sa propre pratique de jeu. La démarche est volontaire et ne nécessite pas de démontrer une addiction.
3. Combien de temps dure-t-elle ?
L'interdiction volontaire est prononcée pour une durée minimale de trois ans. Elle ne peut pas être levée pendant cette période minimale.
4. Que se passe-t-il après trois ans ?
La levée n'est pas automatique : la personne doit demander sa radiation selon la procédure officielle si elle souhaite mettre fin à l'interdiction.

5. Quels lieux et jeux sont concernés ?
Le dispositif concerne notamment l'accès aux casinos et clubs de jeux, ainsi que les comptes de jeu auprès des opérateurs en ligne légalement agréés, selon le périmètre défini par la réglementation.
6. Cela bloque-t-il tous les jeux d'argent sans exception ?
Non. Le périmètre du dispositif n'est pas identique pour tous les canaux de distribution. Il faut consulter l'ANJ pour connaître précisément les effets actuels de l'inscription.
7. Comment faire la demande ?
La démarche se réalise auprès de l'Autorité nationale des jeux selon la procédure officielle proposée par l'ANJ, notamment en ligne.
8. Est-ce confidentiel ?
Il s'agit d'un dispositif administratif de protection. Les données sont utilisées dans le cadre nécessaire à l'application de l'interdiction.
9. Peut-on demander l'interdiction pour quelqu'un d'autre ?
L'interdiction volontaire repose sur la démarche de la personne concernée. Un proche inquiet peut en revanche encourager une demande d'aide et orienter vers les services spécialisés.
10. Pourquoi trois ans minimum ?
La durée longue empêche une levée impulsive quelques jours ou semaines après la demande et donne au dispositif une véritable fonction de protection.
11. Est-ce une punition ?
Non. C'est un outil de prévention et de protection choisi par le joueur.
12. Faut-il attendre une situation grave ?
Non. Une personne peut agir dès qu'elle constate qu'elle perd le contrôle du temps ou de l'argent consacré au jeu.
13. Quels signes peuvent inciter à agir ?
Penser constamment au jeu, tenter de récupérer ses pertes, emprunter pour jouer, cacher sa pratique, dépasser régulièrement son budget ou ne plus parvenir à s'arrêter sont des signaux importants.
14. L'interdiction remplace-t-elle un accompagnement ?
Pas nécessairement. Elle peut être complétée par un accompagnement spécialisé, notamment via Joueurs Info Service ou un professionnel de santé.
15. Que faire en attendant la mise en place ?
Réduire l'accès à l'argent destiné au jeu, supprimer les applications concernées, utiliser les outils de limitation disponibles et parler de la situation à une personne de confiance peuvent compléter la démarche.
16. Où trouver la procédure exacte ?
Sur le site officiel de l'ANJ, qui présente la procédure actualisée et les modalités d'inscription ou de demande de levée après la durée minimale.
17. Le résumé

L'interdiction volontaire est une mesure de protection d'au moins trois ans. Elle est adaptée lorsqu'une personne veut créer une barrière forte entre elle et certaines offres de jeu.
18. À retenir
Demander une interdiction volontaire n'oblige pas à attendre que les difficultés deviennent extrêmes. C'est précisément un outil conçu pour reprendre de la distance avec le jeu.
